Les règles de l’art

Les règles de l’art pour tout pilote d’aéronef amphibie ou hydravion.

Par son côté inhabituel, tout incident ou accident lié à l’hydraviation sera très médiatisé, avec des conséquences négatives et très préjudiciable à notre communauté.

– Pour les vols en mer, prendre connaissance de la météo marine et de l’état de la mer (houles, marées, courants).
– Etre familiarisé aux règles de navigation locales, fluviales ou maritimes, le cas échéant.

De préférence, se poser en visuel des postes de secours installés sur les plages (CRS, POMPIERS, ETC pour des raisons de sécurité)
– S’assurer de l’équipement des passagers (gilets) et les informer de la procédure d’évacuation.
Dans le cadre de la reconnaissance du site :
– De nombreux plans d’eau ont été homologués et attribués au Secteur Canadair pour sa mission de défense contre les incendies. Ces plans d’eau peuvent être utilisés par des norias de Canadair tout au long de l’année, soit dans le cadre d’opérations feux de forêt, soit à des fins de reconnaissance et d’entrainement. Il est recommandé de se tenir à l’écart des axes définis pour ces types d’opérations
– Procéder à plusieurs inspections du plan d’eau, sous des angles différents (en fonction du soleil) pour vérifier l’absence d’obstacles aériens (arbres, éoliennes, lignes haute tension, ouvrages d’art, etc.), mais aussi les obstacles flottants ou semi immergés, les baigneurs isolés et les chasseurs sous-marins.
– Ne pas se fier à ses souvenirs, s’agissant de l’absence de tout câble ou ligne à haute tension traversant le lac ou le cours d’eau
– Faire connaître ses intentions aux autres utilisateurs du plan d’eau. Se souvenir que les scooters des mers changent rapidement de trajectoire.
– Ne jamais oublier que l’évaluation des hauteurs ou des distances est plus difficile sur l’eau
– Vérifier avant le vol que les performances de l’aéronef permettent d’assurer décollage et amerrissage en toute sécurité compte-tenu des dimensions du plan d’eau, des courants, du vent et des obstacles.
– Vérifier que les trajectoires de montée et d’approche pourront se faire à l’écart des zones habitées.
– Respecter les distances minimales de sécurité avec les autres embarcations et bannir les passages à proximité des bateaux, ainsi que les hydroplanages en parallèle.
– Porter assistance aux personnes et navires en difficultés en relayant une alerte ou en se portant sur zone, à la demande des autorités.
– Autant que possible, informer les services du contrôle aérien et/ou la PREMAR de vos intentions
– Autant que possible, informer les pompiers, pour éviter les appels téléphoniques spontanés du type « Un avion est tombé dans l’eau ! »
– Autant que possible emporter un téléphone cellulaire

Charte de développement durable

Vis à vis des autres usagers et des résidents :
– Procéder avec courtoisie et pédagogie à l’égard des tiers usagers du plan d’eau, en particulier les pêcheurs et les chasseurs qui apprécieront d’être avertis préalablement.
– Eviter les opérations en période et zone de chasse, avant 9h du matin.
– Eviter les décollages au petit matin à proximité des habitations, en particulier le weekend.
– Au décollage, procéder à la mise en puissance à l’écart des habitations et tenir compte du vent ou de la brise de mer dans le choix de ses trajectoires anti-bruit.
– Se souvenir que le bruit d’un décollage, porté par une brise de mer (rentrante), risque d’incommoder des dizaines de milliers de personnes. 300m de la côte sont donc un extrême minimum.
– Réserver les entraînements et « touch and go » répétés aux plans d’eau situés à l’écart des habitations (en tenant compte du vent ou de la brise de mer)
– Choisir d’équiper son aéronef de dispositifs réducteurs de bruit, sans attendre une nouvelle réglementation ou restriction.
Charte ornithologique :
– Ne pas utiliser les plans d’eau qui font l’objet d’une protection Natura 2000 ornithologique (ZPS = Zone de Protection Spéciale) : Pas de vol à basse altitude (donc d’amerrissage).
– Respecter les réserves naturelles nationales ou régionales qui sont a priori interdites de survol à basse altitude sauf autorisation du gestionnaire et de la municipalité concernée.
– Bannir tout débordement d’hydrocarbures sur l’eau
– Pendant la période de nidification entre le 15 février et le 15 juin, éviter :
– De voler trop près des bords des plans d’eau (roselières en particulier), des îlots et des falaises, surtout dans les zones peu habitées.
– D’amerrir trop près des rives des plans d’eau et des îlots. Plus l’avion est lourd et plus la distance doit être importante.
– En dehors de la période de nidification, des oiseaux se réfugient dans ces mêmes zones (roselières, îlots) et doivent donc aussi être respectés mais les distances peuvent être plus faibles (une centaine de mètres).

– En toutes saisons, les oiseaux posés au milieu des plans d’eau sont soit en nourrissage, soit au repos. On peut les déranger sans grand risque pour eux. Eviter toutefois les dérangements réguliers qui conduiraient ces oiseaux à s’installer ailleurs.

– En toutes saisons, il y a un risque de collision avec les oiseaux surtout s’ils sont nombreux. Au cas où il faudrait amerrir près d’une bande d’oiseaux, il est conseillé de faire un premier passage pour les effaroucher.

Ce document à été repris du site internet « www.francehydravion.org »